Grandes capitales... grands clubs ?
A l’heure où l’argent et le football sont étroitement mêlés, chose surprenante les plus grands clubs ne viennent pas forcément des grandes capitales ; que se soit Manchester United, Bayern de Munich, le FC Barcelone, le Milan AC, la Juventus de Turin, le FC Porto, toutes ses villes ne sont pas des capitales et pourtant leurs clubs dominent le football européen ; à une exception près le Real Madrid.
Pourtant lorsque l’on y regarde de plus près, on pourrait dire à grandes capitales, gros budget, grands joueurs, spectacle et trophées assurés, supporters nombreux, revenus importants (droits TV et merchandising) etc... Mais le football à ses spécificités qui font que la réalité est tout autre !
Maintenant si l’on regarde la France ou l’Angleterre depuis ces quinze dernières années, que soit les clubs londoniens ou le PSG, ce sont des clubs au palmarès lointain en terme européen, et pourtant Londres et Paris font parties des plus grandes capitales d’ Europe.
L’hypothèse est peut être que pour la plupart elles ont une représentativité politique, économique et culturelle forte, et ont moins besoin d’un grand club de football comme vitrine à la différence des villes de province qui à travers leur club de football, existent elles aussi sur la scène nationale et internationale ?
La plupart des plus grandes villes du football européen ont d'abord été de grands centres industriels, et les clubs se sont davantage développés dans ces provinces plutôt que dans les capitales. En effet dans ces régions, l'industrie a drainée une population venue en masse, devenue supportrice la plupart du temps de l’équipe locale. En Italie par exemple les ouvriers du sud sont venus travailler dans le nord pour « Fiat » et sont des inconditionnels de la Juventus de Turin.
D'après une étude récente menée par des chercheurs de Sport+Markt dans les sept plus grands pays d'Europe, l'équipe la plus populaire n'est jamais celle de la capitale. Autres exemple typique de la ville de province possédant un grand club, Manchester. Ce qui s'y est passé a préfiguré ce que des villes comme Barcelone et Milan ont connu par la suite. En 1878, un club de foot, Newton Heath, y a été créé pour les employés d'une compagnie de chemin de fer. Ils affrontaient d'autres équipes d'ouvriers, avec leurs chaussures de travail aux pieds. Newton Heath est bien sûr l'ancêtre de Manchester United. Ce qui compte ici, se sont les origines. Les ouvriers « arrivaient des quatre coins du pays pour répondre à la demande grandissante en locomotives et en wagons » comme le rappelle un certain Jim White dans sa Biographie : Manchester United.
En France, en ce qui concerne la variété des villes championnes, sur les vingt dernières années, on en dénombre 8 différentes, avec en prime pour certaines des villes de moins de cinquante milles habitants, mais ces titres qui datent de 96, 98 et 2000, sont preuves que dorénavant, ces cas se font de plus en plus rares, voir impossibles. Concernant l’avenir, cela démontre aussi que généralement il est dur pour les petites villes de passer d’une saison tonitruante à la régularité des bons résultats, et que la tendance à long terme privilégie les clubs des grandes villes. Comme quoi l’argent et le foot son tout de même étroitement liés !
La grande exception à la règle reste le Real Madrid, un grand club dans une capitale. Le Real a construit sa réputation dans les années 1930, sous le régime fasciste de Franco. La dictature détournait les ressources au profit de la capitale. L'essor qu'a connu le Real sous Franco s'est poursuivi jusqu'à aujourd'hui avec un palmarès qui n’a pas d’équivalent en Europe, tout comme celui qu'a connu Barcelone grâce à une industrialisation frénétique.
Pour résumé les clubs populaires qui ont une culture footballistique, une histoire, un palmarès sont actuellement devant Paris, Londres, Rome, Moscou, etc… des capitales géantes d'Europe, qui finiront peut-être par gagner la Ligue des champions. Et ce n'est qu'à ce moment que grande capitale sera synonyme de grand club !
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Je ne suis pas vraiment, d'accord Londres la saison prochaine c'est 3 clubs en c1 y a quand même pire. De plus si on regarde les résultats récent de Chelsea ou arsenal en c1 ils sont supérieur a ceux du Real. Après si on parle de grand clubs au sens historique on peux citer l'ajax d'Amsterdam ou même paris qui est un des rares clubs français a avoir brillé sur la scène européene.
Yeah PDM la capitale au Réal Montreuil, le seul, l'unique, stade mythique, ou la 16 coule à flot
5: ah sanzi - tu n'as pas bien regardé : ce n'est pas qu'une couronne au sommet du logo du Real
www.realmontreuil.org
Sanzi en effet ne nous égarons pas, ceci étant Madrid reste tout de même la seul capitale au palmarès inégalé sur la scène Européenne
Y'a pas de mal ! Madrid a connu le joug de Franco où tout était rigolo (sisi c'est vrai !) et où je serais pas né ici en France si il était pas là et que l'Espagne aurait eut une république (comme il y en avait avant son arrivée), et comme il devrait en avoir une aujourd'hui. Mais là je m'égare dans la politique, c'est pas bon.
Salut Thomas attention au commentaire lol
C'est vrai pour Chelsea et Arsenal souvent dans les derniers 1/4 de LDC 
Slt Sanzi l'historien espagnol intéressant pour Madrid et Tolède
Oui mais quand même le niveau des capitales est bon en général sauf deux pays dans les mejeurs : Allemagne, et France
C'est sûr qu'aujourd'hui et par exemple en France on a beaucoup plus d'identification dans les clubs de province. Peut on le reprocher à Paris qui est une ville cosmopolite : beaucoup d'habitants, mais peu de parisiens.
NB : Chelsea c'est quand même pas mal en Europe et en Angleterre
Sinon article très intéressant
Pas mal ton article Leauaime, juste une précision sur l'Espagne, Madrid est la capitale politique, tandis que Barcelone en est la capitale économique, c'est entre autres le 1er port d'Espagne par exemple. Puis faut savoir Que chaque région est autonome, elles ont chacune leur propre gouvernement. Quand à la petite anecdote sur Madrid, avant la capitale de l'Espagne était Tolède (ça date pas d'hier, certes) et Madrid qui s'appelait alors Magerit avant de devenir Madrid n'était qu'un rempart pour protèger Tolède.
Et le mot Real veut dire royal, d'où la couronne sur l'emblème.
Salut Antoine concernant le PSG la capitale à surtout d'autres atouts à mettre en avant, je dirais que le club passe au second plan comme le dit très bien PDM "sorties prout-prout et m'as-tu-vu" au centre-ville - le stade étant réservé aux "au beauf comme dirais certains" qui préfère les tribunes VIP et se montrer en charmante compagnie c'est plus kitch que veux tu ! Plutôt que les vrais supporters qui eux encouragent leur équipe contre vent et marée, et qui n'attendent qu'une chose une équipe dans la capitale pour redorer le blason
Salut PDM oui c'est pas faux, mais forcer de reconnaître que la plupart des grands clubs ont su se développer en dehors des capitales, grâce à la révolution industrielle
Salut leauaime : Très bon article. Je te rejoins sur ta thèse des grandes villes industrielles.
Connaissant un peu la politique, il ne faut pas oublier que seuls 3 pays sont dits centralisés : l'Autriche, la Grande Bretagne et la France. En Italie, ce sont les deux capitales économiques qui dominent le monde du foot : Milan et Turin. En Espagne, Barcelone est une ville plus grande et plus puissante que Madrid. En Allemagne, Munich est la capitale économique.
Nous Français sommes souvent habitués à faire coïncider capitale économique et politque ce qui est loin d'être le cas dans 90 % des pays (Suisse, USA, Canada, Italie, Allemagne, Espagne, ...) qui sont d'essence fédérale. Je pense que c'est aussi ce jacobinisme et cette centralisation qui fait que le PSG (surexposé médiatiquement) est tant détesté en France.
salut Leauaime,
c'est compliqué en effet. Par exemple, Barcelone a une représentativité politique, économique et culturelle forte - ce qui ne l'empêche pas de compter parmi les grands d'Europe.
Tout aussi paradoxal, Londres a de nombreux clubs et stades, Paris un seul - pour le même résultat...
Aussi si Paris, Londres, Rome et Moscou n'ont pas de résultats, je crois qu'il faut en chercher la raison ailleurs...
...peut-être qu'il est à la fois si agréable et si compliqué de vivre dans ces villes où tout le monde rêve de réussir, que le foot n'y est considéré que comme une occupation de troisième zone - loin derrière le travail et la frime.
ps: par frime j'entends "sorties prout-prout et m'as-tu-vu" au centre-ville - le stade étant réservé aux "esclaves", hélas trop dispersés en banlieue pour s'y réunir - et de toutes façons sans le sou ;-)