Une valse à 3 temps...
Au dernier temps de la-val-se
Ils ont ré-u-ssi leur exploit
Au dernier temps de la-val-se
Ils l’on fait, ils se tombent dans-les bras
Lalala lalala lalalalalala lalalala...
Bonjour à tous.
Voilà par quoi on pourrait conclure cette rencontre de Lyon qui s’est qualifié ce soir sur le terrain du Real Madrid. Mais commençons par le commencement.
Au premier temps
De l’autre coté des Pyrénées, à quelques centaines de kilomètres de là, Laurent Blanc, après la défaite de son équipe 1-2 face à Auxerre en match en retard de la 25e journée de Ligue 1, ponctue sa conférence de presse avec cette métaphore : « quand il n’y a plus d’essence dans le moteur votre voiture elle n’avance plus… ». Au regard de la première période du Réal on était loin de penser que les Meringues n’avait pas prévu le ravitaillement de jerricanes à ma mi-temps. Ce sont-ils vu trop beaux ? Avaient-ils fait le plein de confiance avec leurs 15 buts lors des trois derniers matches de championnat ? Pourtant il y avait de quoi avoir la tête haute avec les golden-boys qui constituent cette équipe de “galactiques” version 2009-2010. Et ce ne sont pas que des beaux gosses les Ronaldo, Guti, Sergio Ramos et autre Kaká…
Cette première période est totalement à sens unique avec plus de 60% de possession de balle pour les joueurs de Pellegrini – dont les jours vont désormais être comptés dans la capitale de la péninsule Ibérique – qui font circuler le ballon à 100 à l’heure sur toute la largeur et dans toutes les profondeurs du terrain. Dès le coup d’envoi le Real annonce la couleur, cette même couleur qui inonde la presse Espagnole depuis quelques jours, Kaká échoue sur un Lloris déjà très concentré sur sa partie. C’est ensuite une succession de vagues blanches qui s’abat sur les Lyonnais qui n’avaient pas dû connaitre un début de rencontre aussi musclé depuis bien longtemps. La sanction tombe très vite. Sur une passe lobées de Guti (qui avait sans doute le temps de prendre un café et se refaire la mèche tant il n’a pas été gêné dans son geste) Ronaldo, d’une puissance impressionnante, dépose Reveillère et s’en va tromper Lloris d’une belle frappe du gauche à ras de terre qui passe entre les jambes du portier Rhodanien. 1-0.
Je ne suis pas gardien de but (c’est un poste de dingue) mais je vais me permettre une petite touche perso technique. Lloris, bien que concentré, semble encore un peu sous le choc (relatif) de la première occase’ de la 1ère minute. La simple petite demi-seconde de retard qu’il a sur ses appuis par rapport à ceux de Ronaldo le désynchronise de l’action. Cela l’empêchant peut-être de pouvoir mieux anticiper la frappe et ainsi avoir une meilleure chance de repousser le ballon. La désynchro : il prend appui sur son pied gauche, opposé à celui du tireur, alors que le ballon a déjà quitté le pied de l’attaquant Madrilène. CQFD (ouais je sais, facile dans son fauteuil…)
Les grandes déferlantes ne cessent qu’à l’issue du coup de sifflet de l’arbitre Italien, Monsieur Rizzoli, qui au passage est à créditer d’une très bonne tenue et maitrise de « sa partie », renvoyant les deux équipes aux vestiaires.
Au deuxième temps
La seconde période des Lyonnais débute avec deux changements qui peuvent paraitre surprenants pour diverses raisons :
- ce n’est pas dans les habitudes de Claude Puel (ni de Domenech d’ailleurs, mais là je m’égare)
- les deux remplacé ne semblaient pas avoir été aussi transparents que leurs 9 autres collègues.
- choix tactique ? Hmm !?
Non, les deux sortants, Boumsong et Makoun, sont tout simplement blessés et ne peuvent donc prendre le risque de diminuer leur équipe déjà bien malmenée pendant les 45 premières minutes (+1).
On prend (presque) les mêmes et on ne recommence pas. Dès les premières minutes le Real Madrid concède à la fois du terrain mais aussi des ballons, facilement perdus (Arbeloa sur son coté gauche) et/ou mal négociés au milieu de terrain. Les Gones n’en demandent pas plus pour investir le camp Meringue et place plus d’attaques en quelques minutes qu’en une mi-temps entière. Les blancs sont sur le reculoir (comme on ne dit pas dans le dictionnaire), semblant ne pas pouvoir jouer la même partition si bien huilée de la première période. Mais le Real reste le Real. Après une belle frappe de Lisandro Lopez, repoussée des deux poings par Casillas, Kaká, en mode diesel ce soir et Ronaldo en mode double-turbo, placent une contre attaque de feu qui échoue loin du but de Lloris qui semblait être sur la trajectoire du ballon. Quelle puissance ce Ronaldo ! Ah, je l’ai déjà dit ? Oui mais quel (enfin) joueur de football !
75’. C’est la délivrance ! Suite à un très beau mouvement coté gauche initié par Kallstrom er Delgado, Pjanic, qui sans ce but aurait largement manqué sont match (que de mauvais choix et quelle lenteur dans ces choix), enchaine en un éclair contrôle-frappe du gauche après une bonne déviation de Lisandro dans la surface. 1-1.
Le Real doit maintenant marquer deux fois pour se qualifier. Rien n’est impossible. Santiago Bernabéu est plein, le public semble encore y croire un peu et pousse sont équipe à réaliser ce qui devait être une formalité devenu en quelques secondes un exploit. Mais le jeu déployé depuis la pause par les nouveaux leaders de la Liga ne présage pas un renversement de situation. Raúl, emblématique capitaine (pas ce soir) et meilleur buteur de la compétition, ne pourra lui non plus rien changer à l’histoire ; à SON histoire dans ce club qui lui réserve une surprenante fin de carrière (il n’aura pourtant que 33 ans en juin prochain).
Le Real éliminé, Lyon qualifié. N’est-ce pas le rêve d’un président qui s’achève et celui d’un autre qui commence ? Tout peut arriver en football ! C’est ce qui fait la beauté de ce sport.
Et pourquoi un troisième temps ?
C’est juste un petit coup de gueule que je voulais passer à l’encontre de Lisandro Lopez d’abord, puis Delgado ensuite. Oui, c’est un peu gonflé de ma part de vouloir pousser la perfection à ce point, rivé dans mon fauteuil, la boule au ventre, après que ces bonshommes aient tout donné – ces deux là n’ayant de plus pas été avares en efforts – pendant une partie demandant une très grande rigueur. Ma réaction à chaud sur le face à face de Lisandro-Casillas, puis celui de Delgado, a été de dire (version live) : « mais c’est inadmissible ! C’est limite faute professionnelle ce qu’il loupe ! Comment peut-on ne pas se concentrer pour tenter de repartir de Bernabéu avec certes une qualification mais surtout une victoire sur le grand Real ? ». A ce moment du match il reste encore quelques minutes à jouer et…
C’est écrit plus haut, tout peut arriver en football (faut suivre un peu J ). Demandez au Bayern et à Manchester comment chacun a vécu sa finale de 1999 ?
Coup de sifflet final. Ouf !
Lyon n’a toujours pas perdu face au Real Madrid en six rencontres. Ces deux formidables occasions auraient pu apporter un immense panache à cette qualification. Elles sont déjà oubliées. On a maintenant envie de se dire : « ouah ! J’aurai bien aimé le jouer ce match… »
Bravo l’Olympique Lyonnais !
Footment vôtre
Msieur J
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Fais comme moi, ne cherche plus à comprendre...
Suis-je le seul à ne pas comprendre ce que dit Phanek (#2 et #6) ?!
PLUS2FOOT RIP
Bonsoir Devill007. Oui tu as bien interprété mon "enfin". Je ne dis pas non plus qu'il a explosé hier ou même cette année, je voulais juste pour souligner que par rapport à son potentiel d'avant 2006 vs ce qu'on pouvait attendre de lui, et ce qu'il pouvait nous servir comme fanfreluches souvent plus inutiles qu'efficaces, c'est aujourd'hui un VRAI footballeur au sommet de son art. Je n'ai même pas peur de dire que c'est un monstre. Il m'impressionne tellement il a progressé dans le bon sens, pour le bien de l'équipe (mais toujours aussi de son égo ;-) )
Oui d'accord avec toi pour le REAL mais quelle équipe mérite aujourd'hui un CR9 de ce niveau ?
Ah oui, Manchester Utd. Il aurait peut-être dû rester...
Merci pour ce bel article Msieur J. Mais je comprend pas le mot "enfin" entre parenthèse dans la phrase "Oui mais quel joueur de football !" Car si tu veux dire par là que cr9 est seulement maintenant un joueur d'exception, tu as 4 ans de retard. Car cela fait depuis la CDM 2006 que cr9 (anciennement cr7) évolue à un niveau que peu de joueurs peuvent atteindre et surtout maintenir si longtemps. Cette équipe du Réal Madrid ne mérite pas un tel joueur!!!
@ Phanek : Mais encore ?
footix
Merci Mister J !!!!!
Gone Powaaaaaaaaaa !!!!!!!!!!!!!! :D